Le début de l'aventure

Mis à jour : mai 9

Consultante comptable et coach de vie ? Deux métiers opposés ? Quel a été le déclic ?

Comment peut-on cumuler deux emplois ? Quelles ont été les difficultés ? Et ma vie personnelle dans tout ça ?


Dans cet article, je me livre afin que vous puissiez mieux me connaitre et surtout vous faire prendre conscience que tout est possible dans la vie lorsque l'on y croit.


Deux métiers opposés ?

A mon sens, le consulting et le coaching ne sont pas si éloignés. En tant que consultante je suis amenée à changer régulièrement de mission et à travailler avec des personnes ayant des profils différents. La principale compétence du consultant est l'écoute du besoin du client et sa capacité à s’adapter à chaque nouvel environnement. Tout comme le coach.


Quel a été le déclic ?

J'aimais mon travail (et je l'aime toujours d'ailleurs) mais j'avais l'impression de ne pas être totalement "complète". Je faisais de plus en plus le constat que de nombreuses personnes travaillaient par obligation et non par plaisir. J'ai toujours été très à l'écoute de mes ressentis. Je me rendais compte que les jours où j'avais des réunions, où le lien social était plus développé, où j'avais l'impression de contribuer à l'avancée d'une situation je me sentais enthousiaste, épanouie, j'avais envie de conquérir le monde. A contrario, les jours où j'avais juste mes tâches quotidiennes, je me sentais plus renfermée, et j'avais envie de rester dans ma grotte.

Un jour, pendant une conversation, un collègue me dit " si je commence à me poser des questions, je change toute ma vie". Cette phrase a raisonné dans ma tête toute la nuit.


Tous ces éléments ont participé à ce déclic.


J'évoquais de plus en plus l'idée de faire une formation de coaching. Un jour je me suis dis pourquoi attendre ? Qu'est-ce que j'ai à y perdre ?


La recherche de la formation

Enthousiaste par cette nouvelle idée, je me suis mise à la recherche d'une formation. Etant donné que je ne souhaitais pas quitter mon emploi et que je travaillais à temps plein je me suis orientée vers des écoles de formations à distance.

Je vous assure que cette période était très motivante. La formation n'avait pas encore commencé mais je commençais déjà à passer à l'action. Ce n’était pas juste "j'aimerai" faire une formation, j'allumais le contact et je démarrai.

Pour l'anecdote, ma motivation est vite redescendue un soir où je suis allée à une porte ouverte d'une école. Pour l'intervenant le métier de coach demandait un certain profil. Il a pris comme exemple d'un comptable qui selon lui n'avait pas la sensibilité pour devenir coach. J'étais dépitée.


Mais cela n'a pas duré longtemps, en général, quand on me dit que je ne peux pas faire quelque chose j'ai toujours tendance à vouloir prouver le contraire !


Après différentes recherches je me suis orientée vers l'école du CNFDI qui proposait énormément de formation à distance avec des stages d'une semaine en présentiel selon notre disponibilité. C'était parfait.


La formation au quotidien. Motivation, discipline, régularité ?

L'aventure commence, je reçois le premier module. J'avais hâte de m'y mettre. J'étais comme une enfant qui se réveillait le matin de Noel.

Je me suis vite organisée. Etant plus productive le matin, sachant que le soir après le boulot je n'aurai jamais eu le courage de me replonger dans des cours et n'ayant pas envie de mettre de côté ma vie sociale ou mon couple, une seule solution s'offrait à moi : me réveiller plus tôt et travailler mes cours avant d'aller au travail. Tous les matins je me fixais trente à quarante minutes pour travailler ma formation.

Au fil des mois, la motivation du début s'est transformée en routine, mais l'envie, elle, était bien présente. Je m'étais fixée de faire un module par mois. Avec mon travail, je savais que certaines périodes étaient plus chargées que d'autres. Je m'adaptais au rythme sans me mettre trop de pression. Si j'en faisais un peu moins pendant une semaine je savais que je pourrais rattraper plus tard. Mon seul objectif était de finir la formation sur ce rythme peu importe si j'allais mettre un an ou six mois de plus.


Trente minutes par jour minimum, tous les jours pendant un peu plus d'un an. Croyez-moi, on en fait des choses. C'est cette régularité qui m'a permis d'obtenir ma certification.

C'est comme pour le sport, il vaut mieux faire trente minutes par jour que trois heures tous les mois.


Honnêtement, c'était difficile de se lever tôt le matin, surtout quand votre moitié dort à côté, quand vous vous êtes couché tard la veille, quand il fait nuit dehors. Mais j'avais mon objectif à la clé et ça c’était plus fort que tout. Pouvoir s'épanouir dans ce que l'on fait, trouver du sens est bien plus important que trente minutes de sommeil en moins.

Et on peut se l'avouer ? Même avec trente minutes en plus de sommeil, c’est toujours difficile de se lever lorsque l'on met un réveil ;)


Le cumul des deux emplois

Consultante pendant la journée et coach le soir.

Mon rythme n'a pas changé sauf que maintenant j'aime me lever tôt. Entendre le silence, me réveiller tranquillement.... Vous connaissez peut-être le miracle Morning ? Je ferai un article prochainement sur le sujet.

Pendant une heure je travaille sur le coaching, que ce soit sur l'écriture d'un article ou la préparation des séances avec mes clients. Mais c'est également pendant ce laps de temps que j'ai créé ce site internet. Je précise je n'avais aucune compétence sur le sujet. J'ai eu la chance d'être bien entourée et de bénéficier de précieux conseils.

Il est ensuite l'heure de se défouler un peu. Le sport me permet de faire la coupure entre les deux emplois. Après le sport je me sens plus énergique, pleine d'entrain et prête à commencer ma journée chez le client.

Le soir je retrouve mes coachés après une petite pause marche. La marche est mon sas de décompression. Si je ne peux pas marcher, je fais quelques exercices de respirations

Une fois mes rendez-vous clients terminés, place à ma vie personnelle, mon couple, ma famille, mes amis.


Ma vie personnelle ?

C'est une nécessité même si j'ai moins de temps à y consacrer. Alors oui, je ne suis pas au fait des dernières séries Netflix et je n'ai pas le temps de suivre tous les cours de yoga que je souhaiterai. Mais est-ce vraiment le plus important ? J'ai fais des choix qui m'apportent plus de satisfaction.


Selon moi, le plus important lorsqu'on décide de faire des changements dans sa vie c'est la communication. Votre entourage doit savoir ce que vous faites, et pourquoi vous le faites. Sinon ils ne comprendront pas ce changement de rythme.

Coté couple, j'ai la chance d'avoir un compagnon compréhensif et très impliqué dans mon projet. Mais j'apprends à ralentir lorsqu'il me dit "la j'ai besoin que tu sois la", je mets de côté mon projet et je redonne plus de temps à ma vie personnelle.


Ma famille, très présente à chaque étape, est un véritable soutien à la réalisation de ce projet.

C'est important de pouvoir communiquer, de demander conseil, d'exprimer ses ressentis. N'oubliez pas ce proverbe africain, "Seul on avance, ensemble on va plus loin".


Côté vie sociale, mes amis participaient à l'avancée du projet par leur intérêt et leurs conseils. Mais j'ai aussi appris à dire "Non", je ne peux pas tout faire et ce n'est pas grave, je décale. Tout est une question d'équilibre. Si j'ai deux sorties dans la semaine, je décalerai la troisième à la semaine prochaine.


C''est une aventure riche en émotion et en apprentissage qui ne fait que commencer. Le soir, quand je me couche je suis pleine de gratitude pour la journée qui vient de s'écouler. J'ai l'impression d'être utile. Par chaque petite action j'ai le sentiment d'avoir amélioré la vie d'une personne.


Et vous quel est le bilan de votre journée lorsque vous vous couchez ?


Chaque personne est différente, chaque parcours est différent.

Si je peux vous donner 3 conseils :

- Ecoutez vous

- Acceptez que les choses changent

- Procédez par étape


Envie de sauter le pas ? Une idée mais vous ne savez pas par quel bout commencer ? Je serai heureuse de vous accompagner pour concrétiser cette envie.


Si vous souhaitez en savoir plus sur mon parcours, sur l'école du CNFDI ? Sur le métier de consultante ou sur le métier de coach ? N'hésitez pas à me laisser un commentaire ou à m'écrire directement par mail à laure.riccardi@lr-coaching.fr